Le PS pour la fin de la Droite populaire
Après les attaques d’Oslo, le collectif avait déjà été accusé par le MRAP de
faire “souffler un vent mauvais sur la démocratie”, au même titre que le Front
national. Ce jeudi, le premier secrétaire du PS par intérim Harlem Désir a
demandé au patron de l’UMP, Jean-François Copé, de dissoudre la Droite
populaire.
Selon lui, ce collectif composé d’une quarantaine de députés UMP incarnant la
droite du parti majoritaire “instaure une véritable passerelle, un pont
permanent entre l’UMP et l’extrême droite”. “Je crois qu’il faut une
clarification, je lui demande de mettre les choses au clair et donc de dissoudre
ce groupe de la Droite populaire”, a déclaré Harlem Désir.
Mariani point une “absence de respect du débat d’idées”
Pour le responsable par intérim du PS, ce groupe “joue avec les thèmes les
pires”, comme “la peur de l’étranger, la peur de l’islam, en organisant jusqu’à
cette opération saucisson vin rouge dans l’enceinte même de l’Assemblée
nationale”. “Il faut arrêter la banalisation des idées de l’extrême droite au
sein de la droite républicaine”, a-t-il poursuivi. Il a accusé Jean-François
Copé de “double jeu, de double langage, où d’un côté on prétend continuer à
représenter les valeurs de la République, et de l’autre côté, on joue avec le
feu en entretenant au sein même de l’UMP une coalition” comme celle-là.
Fondateur de la Droite populaire et ministre des Transports, Thierry Mariani
a rétorqué à Harlem Désir dans un communiqué que “la Droite populaire est un
label sans statuts, dont les valeurs se fondent sur l’adhésion à une Charte qui
constitue un socle commun d’idées partagées par ses membres”. “Par sa
déclaration, Harlem Désir appelle à la dissolution d’une communauté de pensée”,
a ajouté le ministre pour qui “le PS nie le principe fondamental de la liberté
d’expression et démontre son absence de respect du débat d’idées, symbole de
notre démocratie et du pacte républicain”.
De son côté, la déléguée générale adjointe de l’UMP, Valérie Rosso-Debord
s’est étonnée “qu’Harlem Désir, qui a longtemps défendu le respect des
différences et des opinions à la tête de SOS Racisme, appelle aujourd’hui l’UMP
à dissoudre l’un de ses courants au seul motif que les idées de la droite
populaire ne (lui) plaisent pas”. “Cela traduit un manque flagrant de respect de
la liberté d’opinion”, a-t-elle conclu.























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