Alexandre, 4 ans, envoyé chez son pédophile de père par la justice française

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Voici d’histoire d’un petit garçon de 4 ans, privé de sa maman comme tant d’autres, parce qu’il est victime d’abus sexuels commis par son père. Depuis décembre 2011, Alexandre est obligé de vivre chez son père, qui a pourtant abusé de lui. Mais la justice fait tout pour le faire taire, et pour éloigner Irina, sa maman. De fait, le père semble avoir des relations.

Je laisse donc la parole à la maman, franco russe, et trop isolée pour avoir les moyens nécessaires afin de se défendre:

Mon fils de 4 ans, Alexandre, a été placé dans une famille d’accueil du 12 juillet 2011 au 5 décembre 2012.

Début septembre 2012, j’ai écrit à la ministre de la Justice Mme TAUBIRA pour lui demander de réagir par rapport à la situation de mon fils. Elle a répondu très rapidement en disant qu’elle demanderait une enquête sur notre affaire. Rien n’a été fait et ils ont finalement donné mon fils à son père, ce père qui lui a pourtant fait du mal.

Le tribunal a changé soudainement la date du procès, et mon avocat a été refusé. Au téléphone à la fin septembre 2012, quelqu’un a dit « si vous continuez à protéger votre enfant, vous serez expulsée et ne le reverrez jamais ».

Le 12 mars 2010 j’ai été battue par mon mari, le père de mon fils. Il avait commencé à être violent verbalement et physiquement après la naissance d’Alexandre. J’ai alors fait une déclaration à la gendarmerie et j’ai passé un examen médical. Mais, mon mari n’a pas été puni et la justice nous a laissés vivre ensemble.

A la fin mars 2010 j’ai remarqué un changement dans le comportement de mon fils. Il a été très perturbé et malade pendant 2 mois. Je suis donc allée avec lui chez un pédiatre et un psychologue spécialisé pour les enfants.

A la fin du mois de mai 2010, mon fils était à nouveau malade et le 23 mai 2010, du liquide a coulé de son anus sur son short (il y avait une odeur de sperme). Le 25 mai 2010, j’ai fait une déclaration (REF: PV: 10/3869/SU - RP: A) à la police nationale de Nouméa en Nouvelle Caledonie, contre X. Et j’ai laissé le short de mon fils pour qu’il soit examiné. Mais, le procureur a refusé cet examen, et l’affaire a été close quatre mois et demi plus tard.

Le laboratoire a refusé de me retourner le short pour que je mène un examen indépendant, mais une semaine plus tard, ils m’ont appelée et m’ont dit ce que je devais demander l’expertise du short au tribunal, et ont ajouté que je ne devais pas laisser mon enfant seul avec son père.

J’ai demandé à la Cour de fournir cette expertise, mais à la place le juge des enfants a demandé une expertise psychiatrique pour toute la famille. A la suite de laquelle le médecin a conclu que je suis une mère paranoïaque.

L’expertise du short n’a jamais été fournie et à la fin, il a été perdu. Personne ne sait où il est. J’ai demandé à mon avocat de se renseigner, mais je n’ai pas eu de réponse. Quand j’ai posé la question au tribunal, on m’a répondu que mon avocat avait déjà posé cette question. Depuis, je n’ai eu aucune nouvelle.

En decembre2010, j’ai porté plainte au bureau de la gendarmerie pour l’abus sexuel de notre fils et pour des violences conjugales. Mon mari m’a fait mal parce que j’ai essayé de protéger mon fils en fermant la porte de notre chambre durant la nuit. Après cela, il a passé deux jours en garde-à-vue. Mais, aucune enquête n’a été réalisée à propos des violences contre notre fils.

En mars 2011, le tribunal a donné définitivement mon fils à son père, et sur décision du juge aux affaires familales G., j’ai du quitter la maison un mois afin de laisser mon mari seul avec son fils, car j’étais jugée paranoïaque. Même s’ils n’ont jamais pu prouver. Je ne pouvais plus voir mon fils que deux week-end par mois, de temps en temps le mercredi, et pendant les vacances. Je suis restée à la maison le plus longtemps possible afin de protéger mon fils.

La justice envoie la victime chez le pédophile
Fin avril 2011 je devais sortir du pays pour changer mon passeport, et il m’était interdit de prendre Alexandre avec moi car mon mari a refusé qu’il reste une semaine avec moi. Je l’ai donc laissé à ma belle mère, qui l’a confié à son père.

Quand je suis rentrée une semaine plus tard, j’ai trouvé mon fils très mal. Il avait perdu 500g, son anus était enflammé, très rouge. Je suis donc allée à la gendarmerie, mais ils m’ont dit d’amener moi-même mon fils chez un médecin, et de ne pas parler à ce médecin de mes suspicions d’abus sexuels. Les policiers n’ont pas voulu m’accompagner à ce rendez-vous. Ils ont aussi dit qu’ils ne feraient rien contre mon mari, même s’ils pouvaient le mettre en prison. D’ailleurs, c’est le policier qui ‘lavait mis deux jours en garde-à-vue qui m’a dit cela.

Je suis donc allée aux urgences, et le 5 mai 2011, le médecin a envoyé un fax au tribunal, qui n’a pas réagi. J’ai aussi été voir un autre médecin et trois mois plus tard, le 12 juillet 2011, mon fils a été enlevé à son père en raison d’un courrier de ce médecin. Il avait écrit car il s’inquiétait de l’absence de réaction après le fax des urgences. Entre temps, mon mari me demandait de quitter définitivement le domicile familial.

Alexandre a été placé en famille d’accueil. A ce moment là, mon fils allait très mal, il ne pouvait plus manger ou boire. La famille d’accueil avait même peur qu’il ne meure, mais l’hôpital n’a pas pu le prendre, et l’examen médical sur mon fils n’a été réalisé qu’un mois plus tard. Je ne pouvais le voir qu’une heure par semaine, en présence d’éducateurs.

A côté de cela, mon mari m’a chassée du domicile conjugal en juin. J’ai donc logé chez une amie qui avait de la place pour accueillir aussi mon fils, mais le tribunal n’a pas voulu me le confier. Après tout ce qu’il a vécu, mon fils s’est retrouvé avec des étrangers.

Le médecin a réécrit pour demander une enquête sur l’agression sexuelle de mon fils. La police a envoyé le courrier au procureur sans remplir le document qui était joint.

Le 1er août, j’ai déménagé dans un appartement avec deux chambres où je vis seule, et où j’ai tout préparé pour mon fils. Mais, le juge a décidé de le laisser dans la famille d’accueil. Et cela, bien que tous les examens me concernant étaient favorables, hormis celui du psychiatre qui a dit que j’étais paranoïaque après m’avoir vue une heure via une interprète.

J’ai eu un second examen, par un autre psychiatre, qui m’a fait passer des tests spécifiques. Il a conclu que j’étais normale, mais le juge n’a pas tenu compte de cet examen.

Par contre, aucun examen n’a été demandé pour mon fils.

De juillet à novembre 2011, je n’ai eu le droit de voir mon fils qu’une heure pas semaine, accompagnée d’éducateurs et du psychologue.

Ces visites ont été modifiées en novembre : je pouvais le voir deux fois par mois durant quatre heures, de même que son père.

Mais, en avril 2012 la cour d’appel a décidé de donner plus de droits au père : le juge H. l’a laissé voir son fils chaque semaine, tout seul avec lui, bien que les services sociaux avaient mentionné qu’Alexandre avait peur de son père même en présence des éducateurs.

Le juge a même autorisé le père à prendre son fils avec lui pour une nuit, à l’occasion d’un mariage nocturne. Cela, sans m’en informer, ni mon avocat. La décision a été prise en une seule journée.

Quant à moi, on m’a refusé de voir mon fils même pour la fête des mères, alors que j’en avais fait la demande deux semaines plus tôt. Le père, lui, a pu avoir son fils pour la fête des pères, y compris la nuit alors que l’enfant était en état de choc.

Il n’y a rien contre moi, mais mon fils vit comme si il n’avait pas de sa mère.

Par la dernière décision tribunal aux affaires familiales en date du 23 octobre 2012 le juge a encore réduit mes droits de visite : deux samedi par mois, trois mercredis après-midis par mois.

Le 12 novembre 2012, le juge des enfants mis fin au placement de mon fils, qui a été rendu à son père. Pour les droits de visite, je devais aller dans la maison de laquelle mon mari m’avait éjectée comme un chien. Je n’ai plus aucun contact avec mon mari ou sa famille depuis qu’il m’a mise à la rue. Lui, m’a présentée à son propre fils comme une femme de ménage, une nounou et comme une mère porteuse. Quand Alexandre avait seulement un mois, mon mari m’avait proposé 1.000 dollars pour que je retourne en Russie, en laissant Alexandre avec lui.

Il a aussi les deux passeports français de mon fils. Et moi, étrangère dans ce pays, je ne suis pas considérée comme un humain par la justice. On m’a refusé illégalement un permis de séjour en novembre 2011. Il a fallu six mois pour ce refus, et ils n’ont pas tenu compte du fait que j’étais encore mariée avec un français et que mon fils est français. De plus, la loi en la matière a changé en 2009, mais la décision a été fondée sur la loi de 2002 !

Je n’avais donc plus d’aide au logement pour payer mon appartement.

Fin septembre, quelqu’un m’a appelée et m’a dit que si je continuais à protéger mon enfant, je serai expulsée et je ne le reverrai jamais. Pour l’instant, je vois mon fils une fois par semaine, tout en sachant qu’il vit chez celui qui l’a violé.

J’ai eu la déclaration dans la Cour européenne des droits de l’Homme à Strasbourg de Février 2011 ? 17490/11, mais elle a été close à la fin du mois de mai 2012.

Mon nom est Irina Viktorovna Vinogradva (11 Mars 1969) en Russie, region Kostroma. J’ai seulement la nationalité de la Fédération de la Russie. Je suis mariée avec un francais depuis 07 November 2007 a Noumea. Mon fils ete né a Noumea la 17 juin 2008, il est francais et russe. Je vis en NC depuis Septembre 2007

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